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23.04.2008

Non sequitur

Pour résumer, j’ai changé de travail et je lis Dickens. Les esprits chagrins diront qu’il n’y au aucun lien, mais toi lecteur tu comprends ce que je veux dire. Non ? Tu ne comprends pas ? Bon, tu me déçois lecteur, ce qui veut bien dire que je t’aime car seuls ceux que l’on aime peuvent nous décevoir, enfin me décevoir dans le cas présent.

On est déçu généralement parce qu’on attend beaucoup, les minables et les cloportes ne sont jamais déçus, ils s’attendent au pire, ce n’est qu’en regardant les étoiles que l’on peut se prendre les pieds dans le tapis. Il serait plus facile de mener des vies de désespoir tranquille, de tâter le sol à chaque pas, de ne pas faire confiance, de vivre en ayant peur.

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J’ai été très déçu, par quelqu’un qui comptait beaucoup pour moi. J’ai eu envie de tout balancer, d’extraire de ma vie l’espoir, la confiance, tout ce qui transcende la nature humaine. Je ne le ferai pas, ou du moins je vais tacher de ne pas le faire. Si j’ai aussi mal c’est parce j’attendais vraiment beaucoup, autant que je donne en fait. Je ne méritais pas ca, mais pourtant,…

J’ai passé 2 mois à me lamenter sur mon sort, à pleurer, a casser tout ce que je pouvais, bien sur ca n’arrange rien, j’en ai assez. Je vais tacher d’avancer pour moi-même si j’ai encore envie de détruire certaines choses. Cela va être difficile, je vais devoir faire des petits pas vers ce qui est juste, ce qui est bien, vers les autres. Je vais devoir forcer ma nature tout en lui restant fidèle, je vais devoir devenir qui je suis.

Je ne suis surement pas Charles Darnay, je ne suis peut-être pas Sidney Carton, je suis moi et c’est déjà pas mal, enfin j’espère, vous voyez, le truc c’est que je ne sais pas trop qui je suis,…

 

Alors du coup, je lis Dickens, c’est plus clair, non ?

 



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